Le burnout de Noël
🎵 It's the most wonderful time of the year 🎵
Ahhh Noël... 🎄
Ses sapins, ses guirlandes, ses pères Noël, ses cadeaux, ses burnouts...

C'est moi ou chaque année, on a l'impression d'arriver à Noël sur les rotules ? Avant de faire une rétrospective de l'année pour se dire "Bon bah celle-là, on la regrettera pas" ? 😤
Cette sensation, on l'a tout particulièrement en tant qu'entrepreneur, évidemment.
Cette année, coup sur coup, 2 entrepreneurs différents que je coache ont frôlé le burnout.
"Ah, ça, c'est le fameux burnout de Noël", je me suis dit 😶
"Il faut s'arrêter maintenant"
Lynda s'est lancée dans une sacrée aventure : un ultra-trail de plus de 160km en Nouvelle-Zélande.
Oui mais voilà : elle était "hors-délai". Elle a couru trop lentement, et s'est fait en quelque sorte rattraper par la voiture balai. On lui a dit : "Il faut s'arrêter maintenant, la course est finie". Mais Lynda n'a rien voulu entendre.
Elle est allée jusqu'au bout :


À bout de forces et hors délai, Lynda a voulu franchir la ligne d'arrivée malgré tout (vidéo)
On peut le voir comme la preuve d'une incroyable volonté. Bravo Lynda, t'as rien lâché. Ça c'est une winneuse, regarde ma fille.
Moi je vois cela aujourd'hui sur un autre plan, plus psychologique.
Lynda était dératée.
Etre dé-raté, littéralement, c'était ne plus avoir de limite physiologique perçue. On ne s'arrête plus, on n'a plus de bouton "off".
Ce type de comportement est connu et bien documenté. Et si vous croyez que Lynda était dingue, attendez de lire l'article sur Raf, qui a fait une course mégaextrême (430km) et qui a vu des morts lui parler :

"Il a perdu la tête en participant à une course de 430km. Puis il a réessayé encore et encore"
Les entrepreneurs ne sont pas en reste
Alors on pourrait penser que tout ça ne concerne que les sportifs de haut niveau.
Mais chez les entrepreneurs, qui SONT des sportifs de haut niveau à leur façon, c'est le même principe et il est lui aussi connu. Ce n'est peut-être pas un effort physique impressionnant, mais c'est clairement un effort psychologique de dingue.
Deux cas réels de ce mois-ci :
- Cas 1 : startup qui cherche son produit dans la HRtech. Je leur conseille de faire du service pour "apprendre" les besoins. Ils font naturellement des formations en entreprise, qu'ils accumulent. Ils signent pas mal de contrats (chouette !) mais ensuite il faut tout délivrer (bah ouais). Du coup, ils ont vécu je cite un "mois de dispersion" et même un "épisode d'angoisse".
- Cas 2 : startup de formation en ligne dans le secteur de l'aéronautique. Fondateur épuisé après une année de montagnes russes émotionnelles, il se sent dépassé en fin d'année. Beaucoup de micro-interruptions pour des problèmes mineurs, qui créent une fatigue disproportionnée. Il ne rêve que d'une chose : être seul.
Des cas comme ça, je pourrais en citer plein. Le truc, c'est qu'on n'en parle pas (même si ça se fait de plus en plus). Moi-même j'ai été concerné début 2020, juste à temps pour le Covid. 😷 Je vous partage la vidéo à la fin de la newsletter.
☝️ Mon analyse
En tant qu'entrepreneur :
Il y a beaucoup à faire. 📑
Puis il y a encore plus à faire. 📑📑
Puis il y a encore beaucoup plus plus à faire. 📑📑📑
C'est pas grave. On ajoute le travail sur la pile, et on continue. On n'est pas CEO, on est "Shit manager". 💩
Cette posture de superhéros qui peut tout régler, c'est grisant. Mais ça finit par rencontrer ses limites, physiques, émotionnelles, qui sont réelles.
Voilà quelques signaux qui doivent alerter :
