🔭 Je ne suis pas ma boîte
Je ne suis pas ma boîte. Je ne suis pas ma boîte. Je ne suis pas ma boîte.
Les influenceurs ont le vent en poupe. À tel point qu'on parle maintenant de marque personnelle.
Tu sais que le phénomène a pris de l'ampleur quand le Canard enchaîné, un journal très peu technophile (ils ont un site internet depuis peu 😳), consacre un numéro hors-série à ce sujet :

On parle d'individus qui ont créé des business à plusieurs millions autour de LEUR personne.
Pour moi qui ai passé 25 ans à incarner le Site du Zéro puis OpenClassrooms, je n'ai pas pu m'empêcher de me poser la question : et si j'étais né un peu plus tard, serais-je devenu influenceur moi aussi ?
Car en étant influenceur, on est sa propre boîte.
Cela m'a amené à me poser une vraie question d'introspection autour du thème "Je ne suis pas ma boîte". J'en ai parlé dans un podcast sorti récemment :
J'ai été interviewé dans le podcast "Dans la tête d'un CEO" où je parle entre autres de ce sujet
200 séances de psy
Après mon burnout en 2020 (juste à temps pour le Covid !), j'ai ressenti le besoin de faire le point.
Je savais que je prenais tout très à coeur. Ça m'avait énormément aidé mais aussi poussé à la surchauffe :
- Je voulais que tout soit parfait.
- La moindre critique d'OpenClassrooms me faisait très mal.
- La moindre défaillance interne était un peu la fin du monde.
Et des défaillances, évidemment, ce n'est pas ce qui manquait, comme dans toute boîte.
Ce qui n'allait pas, c'est l'énergie que ça me prenait. 🪫
À la fin, ça use notre jauge interne au point de nous mettre à plat. Comme une voiture électrique qui n'a plus de batterie : on ne sert plus à rien. 🫠

Bref, long story short, je suis allé chez le psy, chose que je n'avais jamais fait (bah quoi, "j'allais bien" !).
La 1ère séance a eu un effet incroyable : soulagement, respiration, poids sur les épaules en moins.
Les 199 suivantes ont été un peu moins rentables, mais j'ai néanmoins décidé d'en faire une routine comme le sport.
On ne devrait pas attendre d'être en burnout pour travailler sur soi.
La psy a vite vu que j'associais un poiiiil trop mon identité à OpenClassrooms. Comme si je n'existais pas vraiment en dehors.
Or, il allait falloir me détacher pour ma propre santé mentale.
☝️ Mon analyse
Après 200 séances de psy (j'ai pas compté exactement), j'ai maintenant un peu plus de recul.
Heureusement, parce que j'ai lâché à ma psy de quoi s'acheter une voiture (électrique 🤪)
La passion que l'on met dans son projet entrepreneurial est un couteau à double tranchant :
- Côté pile (ah non ça c'est pour les pièces) : ça vous donne une énergie de dingue, vous incarnez la fonction, on a envie de vous suivre, vous devenez bankable.
- Côté face : quand la boîte va mal vous allez très mal. La moindre critique de votre produit vous blesse personnellement : ce n'est pas le produit qu'on critique, c'est vous. Vous n'êtes pas assez bien. Ses défauts sont vos défauts.
Bref, fusionner son identité avec celle de la boîte, c'est s'exposer à un effondrement personnel au moindre échec de l'entreprise.
La prochaine fois que quelqu'un critique votre produit, faites attention à la façon dont vous réagissez
Inentendable à l'époque. Je n'étais pas prêt à comprendre ce que cette personne voulait dire.
Au final, j'ai compris que le travail sur soi n'était pas du "développement personnel de luxe". C'est la prochaine frontière de l'entrepreneur qui a mûri... et il n'est jamais trop tôt pour commencer.